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Samedi 21 avril 2018
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Maître Carré : se réinventer d’un projet à l’autre

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Photo : Graphe Studio
Thomas Smeesters, président de l’ACQ Métropolitaine, Bertrand Perreault, vice-président, et Hugo Girard-Beauchamp, président de Maître Carré ainsi que Manon Bertrand, présidente de l’ACQ, lors du Banquet Reconnaissance 2016. 

Faire une réplique des projets immobiliers, même s'ils sont réussis, très peu pour Hugo Girard-Beauchamp ! Le président de Maître Carré préfère partir d'une feuille blanche et faire appel chaque fois à des architectes différents pour créer et aller toujours plus loin dans ses concepts résidentiels.

« Cela nous force à sortir de notre zone de confort. On se met en situation d’insécurité et de vulnérabilité. Ça aide au processus créatif », explique le promoteur.

Maître Carré est, somme toute, une jeune entreprise du domaine du développement immobilier. Fondée en 2009, elle compte plus de 500 unités construites depuis sa création. Et les projets ne manquent pas. Au moment de notre rencontre, Hugo Girard-Beauchamp et son équipe étaient accaparés par la finition du Brickfields. Situé en plein cœur du quartier Griffintown, à Montréal, il s’agit d’un projet à vocation mixte qui allie 32 unités résidentielles, des espaces de bureau en copropriété et des espaces commerciaux.

Le bâtiment de 14 étages montre une facture moderne et fait en même temps une part belle au passé par l’intégration de la maison Keegan, la plus ancienne du quartier, qui sera le hall d’entrée du Brickfields. Pour la durée du chantier, le promoteur a dû déplacer la maison, construite en 1825, sur une distance de 300 mètres afin de la préserver. Une opération délicate et complexe qui sera bientôt répétée alors que la maison sera remise à sa place.

C’est le genre de projet qui anime Hugo Girard-Beauchamp parce qu’il sort des sentiers battus. Son leitmotiv : innover et laisser sa marque. « Nous voulons construire dans la durée, explique-t-il. C’est une matrice très forte dans notre équipe. C’est d’ailleurs pour ça que les gens restent ! Nous nous challengeons constamment. »

De la comptabilité à l’immobilier

Comptable de formation, Hugo Girard-Beauchamp, 37 ans, a d’abord œuvré dans le domaine de l’estimation de coût dans l’industrie de la construction. « J’ai appris en faisant les dossiers des autres », dit-il. En parallèle, il travaille avec son père, promoteur immobilier en Estrie. Sur ses conseils, il suit la formation pour obtenir sa licence d’entrepreneur général. Poussé par l’envie de faire ses propres projets, il se lance dans le développement immobilier.

Son terrain de jeu : la grande région métropolitaine, principalement la première couronne sud et nord. Si la plupart des projets menés par Maître Carré sont des constructions neuves, l’entreprise fait aussi de la reconversion de bâtiments existants. « La taille de nos projets varie de 15 à 150 unités. On y va au coup de cœur. Il n’y a pas toujours de cohérence en matière de taille des projets », précise le promoteur.

Il privilégie les zones en redéveloppement avec une approche TOD (pour Transit-oriented development) qui favorise la mobilité de la population. « Là où ça prend de la vision », dit-il. En plus du Brickfields, il a notamment d’autres projets dans le Quartier de l’innovation, un secteur en effervescence.

Quand le beau rend heureux

Le premier projet de Maître Carré était situé dans l’arrondissement Rosemont-Petite-Patrie, à Montréal, juste en face du métro Beaubien. Avec le François-René, un concept de maisons de ville de trois chambres à coucher et de condos, le promoteur voulait apporter une solution aux besoins des familles désireuses de rester en ville et à proximité du transport en commun. Maître Carré sera bientôt de retour dans ce secteur puisqu’il vient d’acheter un terrain à proximité du François-René pour un prochain projet en développement.

Quel est le profil de la clientèle de Maître Carré ? « Nos clients sont de tous les âges, précise M. Girard-Beauchamp. On vise des comportements plus que des groupes d’âge. Notre clientèle recherche du beau, parce que le beau rend heureux. Elle est prête à payer un peu plus cher pour une qualité d’esthétisme. Cela dit, on en a pour toutes les bourses. Notre fourchette de prix est assez large. Notre approche : choisir les meilleurs produits au meilleur prix possible. »

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