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Mercredi 13 décembre 2017
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Degré de résistance au feu

Robert Périnet
Robert Périnet
Chroniqueur Habitation

Les exigences de la partie 3 du Code de construction du Québec – Chapitre l – Bâtiment 2005 s’appliquent aux murs coupe-feu pour tous les bâtiments.

Les exigences concernant la construction d’un mur coupe-feu ayant un degré de résistance au feu de deux heures dans une habitation de plus d’un logement ont été modifiées dans l’édition du Code 2005.

Selon cette édition, il n’est pas nécessaire qu’un mur coupe-feu pour lequel un degré de résistance au feu d’au plus 2 h est exigé soit construit en maçonnerie ou en béton, si l’ensemble assurant le degré de résistance au feu est protégé contre les dommages qui pourraient compromettre l’intégrité du mur coupe-feu et si les charges du mur coupe-feu sont calculées conformément à l’article 4.1.5.18. - Murs coupe-feu.

Le but d’un mur coupe-feu est de fournir le degré de résistance au feu exigé, tout en étant conçu de façon à résister aux dommages physiques causés par une utilisation normale et qui pourraient compromettre le degré de résistance au feu du mur.

Les paragraphes 3.1.10.2. 3) et 4) visent à conserver ces deux caractéristiques spécifiques aux murs coupe-feu, tout en permettant une plus grande souplesse quant aux matériaux et conceptions utilisés. Le degré de résistance au feu et les qualités de protection contre les dommages d’un mur coupe-feu peuvent être atteints par un seul matériau résistant au feu et aux dommages (comme le béton ou la maçonnerie), par une membrane résistant au feu et aux dommages mise en place sur une ossature, ou par des éléments distincts, l’un assurant la résistance au feu, l’autre la protection contre les dommages.

Toutefois, si le mur coupe-feu est constitué d’éléments distincts, il faut déterminer le degré de résistance au feu de l’élément résistant au feu pour le mur même. De plus, si l’élément qui assure la protection contre les dommages est fixé physiquement à l’élément résistant au feu (comme un revêtement sacrificiel), il faut aussi effectuer des essais afin de déterminer si la défaillance de l’élément de protection contre les dommages en cours d’un incendie a des répercussions sur la performance de l’élément résistant au feu.

Le dessin suivant illustre la construction d’un mur coupe-feu en panneaux de placoplâtre

article-degre-resistance-feu1

Il faut toutefois spécifier que les municipalités importantes ont des exigences réglementaires plus sévères concernant les murs coupe-feu comme c’est le cas entre autres pour Montréal, Québec, Gatineau, Laval et Longueuil. Il se peut que cet allègement ne soit pas permis et que les murs coupe-feu doivent être construits en maçonnerie ou en béton.

Vous trouverez ci-dessous en références les articles du Code de construction du Québec – Chapitre l – Bâtiment 2005 en rapport aux murs coupe-feu.

Articles du Code de construction du Québec – Chapitre l – Bâtiment 2005

  • 3.1.10.1. Protection contre l'effondrement
  • 3.1.10.2. Degré de résistance au feu
  • 3.1.10.3. Continuité des murs coupe-feu
  • A-3.1.10.2. 4) Construction d’un mur coupe-feu.
  • 4.1.5.18. Murs coupe-feu
  • A-4.1.5.18. Charges des murs coupe-feu
  • 9.10.11.1. Mur coupe-feu exigé
  • 9.10.11.2. Mur coupe-feu non exigé
  • 9.10.11.3. Construction

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