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Mardi 24 octobre 2017
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La pause-sécurité en 7 étapes faciles

Marc Beaudoin
Marc Beaudoin
Chroniqueur Santé et sécurité

L’employeur a l’obligation de former et d’informer ses travailleurs en vertu de l’article 51 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Un des moyens de sensibiliser ses travailleurs présents au chantier est sans contredit la pause-sécurité.

La pause-sécurité est un moyen de traiter une question précise en santé et sécurité du travail. Sur certains chantiers, la pause-sécurité est effectuée une fois par semaine et celle-ci ne dure habituellement qu’une quinzaine de minutes. Le superviseur se doit donc d’être bien préparé.

Tout d’abord, il faut déterminer un sujet précis :

  • Soit en choisissant un risque précis présent au chantier
  • Soit en utilisant le programme de prévention
  • Soit en répondant aux questions restées en suspens lors de la dernière rencontre du comité
  • Soit en utilisant les éléments traités lors de la dernière rencontre du comité de chantier.

Afin de favoriser une bonne compréhension de l’information, souvenez-vous que l’on retient :

  • 5 % d’une conférence magistrale
  • 10 % de ce que l’on a lu
  • 20 % de ce qui est présenté en mode audiovisuel (film)
  • 30 % de ce qui a été démontré
  • 50 % de ce qui a été discuté en groupe
  • 75 % de ce qui a été mis en pratique
  • 90 % de ce qui a été mis immédiatement en pratique.

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Par conséquent, afin de favoriser le maximum de rétention de l’information, on se doit de faire participer les travailleurs à cet échange. On peut par exemple demander à un travailleur de raconter un fait vécu concernant le sujet de la pause-sécurité. Si on choisit cette option, informez le travailleur d’avance et demandez-lui de traiter des aspects à améliorer ainsi que des bonnes méthodes de travail.

Les mécanismes de prise en charge de la santé et de la sécurité du travail prévoient la participation des travailleurs. La pause-sécurité est donc le moment et le moyen idéal de les faire participer à l’amélioration de la SST directement au chantier.

Vous pouvez également commencer votre pause-sécurité en faisant un retour sur le dernier sujet traité. Ainsi, vous pourrez valider les connaissances acquises et retenues des travailleurs présents. Un autre moyen de valider si l’information a été retenue consiste à procéder à un test de connaissance, une fois la pause-sécurité terminée. Encore une fois, les questions devraient être rédigées à l’avance, mais considérant le court laps de temps pour la pause-sécurité, ces questions devraient être répondues oralement par les participants.

Une fois la pause-sécurité terminée, consignez par écrit les éléments qui ont été traités et demandez à vos travailleurs de signer le document que vous conserverez dans vos dossiers. Ce document pourrait vous être très utile afin de démontrer votre diligence en cas de poursuite pénale (constat d’infraction). L’ACQ peut vous fournir des formulaires types vous permettant de consigner par écrit ces informations.

Finalement, n’oubliez pas de vérifier la mise en application des éléments traités lors de la pause-sécurité. La supervision directe des travailleurs demeure la meilleure méthode vous permettant de confirmer qu’ils ont bien compris les directives et les orientations soumises.

En résumé

  1. Déterminez un sujet précis ainsi que le moment de la pause sécurité
  2. Préparez-vous en conséquence
  3. Faites un retour sur la dernière pause-sécurité
  4. Faites participer vos travailleurs
  5. Posez des questions
  6. Complétez les documents nécessaires
  7. Superviser le travail

En plus de répondre à une de vos obligations à titre d’employeur, vous aurez ainsi contribué à améliorer la prise en charge de la SST à pied d’œuvre.

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