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BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Samedi 21 octobre 2017
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L’ACQ meilleure association en construction de l’année au Canada, mais il y a encore du travail qui nous attend

Manon Bertrand
Manon Bertrand
Chroniqueur Éditorial

Il y a moins d’un mois, une délégation de l’ACQ est revenue du congrès de l’Association canadienne de la construction avec une belle récompense, le Prix d’excellence de l’association partenaire de l’année 2014, décerné par l’Association canadienne de la construction (ACC). C’est d’ailleurs la deuxième fois que l’ACQ provinciale gagnait ce titre depuis la création du prix.

Le prix a pour but de reconnaître les associations partenaires intégrées de l’ACC qui ont fait preuve de leadership exceptionnel dans les domaines de la mise en valeur et l’amélioration de l’industrie, de l’éducation et du recrutement de membres.

L’ACC a d’ailleurs mentionné que l’ACQ a reçu le prix : « Pour sa détermination à faire face à des défis de taille et son engagement à les relever, tout en continuant à offrir d’excellents services à ses membres et l’industrie dans son ensemble. »

En tant que Présidente, je suis évidemment très fière. Mais nous devons tous être fiers d’être membres de l’ACQ, qui se démarque dans l’industrie de la construction au Canada.

Mais cet honneur n’est pas tombé du ciel, c’est le fruit du travail des employés, mais aussi des entrepreneurs bénévoles qui consacrent du temps pour

l’organisation. Tous travaillent sans relâche pour les membres afin de rendre encore meilleure cette industrie.

Nous avons tous raison d’être de fiers membres de l’ACQ, mais nous ne devons pas pour autant nous asseoir sur nos lauriers. Car nous réalisons que du travail, il en reste beaucoup dans plusieurs domaines de notre industrie.

Par exemple, l’industrie québécoise de la construction se distingue pour d’autres raisons malheureusement : c’est celle où la proportion de femmes sur les chantiers est la plus faible au Canada avec 1,3 % de la main-d’œuvre. Cette proportion est estimée à 12 % si l’on inclut toutes les professions (sur les chantiers ou dans les bureaux).

Devant de tels chiffres, il est facile de comprendre qu'il faut en faire plus pour accueillir les femmes en plus grand nombre dans l'industrie. Souhaitant contribuer d'une manière significative, l’ACQ a d’ailleurs pris cinq engagements à cet effet.

Ils ont été rendus publics dans le cadre du dévoilement du Programme d'accès à l'égalité des femmes dans l'industrie de la construction (PAEF) par la

Commission de la construction du Québec (CCQ) qui vise à doubler la présence des femmes sur les chantiers d’ici 2018.

Les cinq engagements de l’ACQ sont les suivants :

  • Mettre en place au sein de l'ACQ une structure significative dédiée à la problématique de l'accès et du maintien des femmes sur les chantiers.
  • Établir des partenariats avec des organisations qui favorisent l'accès et le maintien des femmes sur les chantiers.
  • Informer les employeurs des secteurs IC/I de l'existence et du contenu du PAEF.
  • Sensibiliser les employeurs des secteurs institutionnel, commercial et industriel (IC/I) à la problématique de l'accès et du maintien des femmes sur les chantiers.
  • Outiller les employeurs des secteurs IC/I pour favoriser l'intégration des femmes dans leur entreprise.

L'ACQ présente d'ailleurs une nouvelle page Web dédiée à l'intégration des femmes (www.acq.org/integrationfemmes) dans le but d'informer, de sensibiliser et d'outiller les entrepreneurs qui souhaitent accueillir des femmes dans leur équipe de travail.

Il y a donc encore beaucoup de travail qui nous attend pour améliorer notre industrie. Mais quand nous regardons ce qui est accompli par notre association, nous pouvons sans hésitation être fiers d’en être membres.

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