Construire
BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Mercredi 13 décembre 2017
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Il faut jouer pleinement le rôle de leader qui nous revient

Manon Bertrand
Manon Bertrand
Chroniqueur Éditorial

Mon mandat à la présidence s’amorce avec de nombreux défis. L’ACQ est la plus grande association patronale de l’industrie, elle doit donc jouer pleinement son rôle de leader et représenter les intérêts des entrepreneurs. Je suis extrêmement fière de représenter les 16 000 entrepreneurs IC/I. Nous avons toujours été à l’écoute de vos revendications et nous continuerons à le faire. Nous sommes à votre service !

La référence de la main-d’œuvre illustre bien le rôle que peut jouer l’ACQ. Nous avons tenu à bout de bras ce dossier depuis le début et c’est à notre demande que les choses ont bougé. On constate les résultats de nos démarches avec l’élimination du placement syndical et la mise en place du carnet référence construction en septembre dernier par la CCQ. Voilà l’exemple d’un dossier pour lequel nous étions les seuls à demander un changement et dans lequel nous avons persévéré.

Un autre dossier que nous croyons important est celui de la place des femmes dans la construction. La question était déjà abordée lors d’un atelier à notre Congrès 2012. Le printemps dernier, nous avons formé un nouveau comité ayant le mandat d’établir un plan d’action pour favoriser l’intégration des femmes dans notre industrie afin d’aider les entrepreneurs dans cette démarche.

Ce plan en trois étapes permettra d’informer les entrepreneurs sur les conclusions du rapport du Conseil du statut de la femme; de les sensibiliser aux avantages d’engager des femmes, et d’outiller les entreprises pour garder ces femmes, une fois qu’elles auront intégré l’industrie.

Déjà, lors de notre Congrès de septembre dernier, nous avons créé une nouvelle catégorie de lauréats au Banquet Reconnaissance de l’ACQ, où nous avons remis le trophée Construire se conjugue au féminin. C’est EBC inc. de Québec qui a été notre premier lauréat. Nous voulions ainsi donner des modèles concrets à toute l’industrie, des exemples de compagnies qui ont déjà amorcé des actions dans ce sens.

En matière d’éthique et d’intégrité, nous souhaitons aussi montrer la voie à suivre pour regagner la confiance du public. Nous ne pouvons plus attendre les conclusions de la Commission Charbonneau avant d’agir. Il est indispensable de se doter d’une solution pour permettre à tout le monde de reconnaître les entrepreneurs honnêtes. Nous avons mandaté les experts du groupe Cirano, avec qui nous avions déjà fait affaire dans le passé, pour analyser ce qui se fait ailleurs dans le monde et voir la possibilité de l’appliquer à l’industrie de la construction du Québec.

En ce qui concerne la négociation pour le renouvellement des conventions collectives, nous retournons à la table de négociation avec l’aide d’un nouveau médiateur désigné par la ministre du Travail. Le temps a passé, la poussière est retombée, nous sommes prêts à reprendre le dialogue qui mènera à la conclusion de l’entente souhaitée par tous les intervenants. Je vous réitère notre volonté ferme d’en venir à une entente négociée avec les syndicats, tout en respectant le contexte économique actuel.

Il y aura bien sûr d’autres défis sur notre route au cours des mois à venir. Comme je le disais dans mon discours au Congrès, j’ai l’intention de faire progresser cette industrie que je connais bien, étant moi-même une entrepreneure. J’ai surtout insisté sur le fait que nous devions tous ensemble travailler vers un but commun : l’amélioration des pratiques de notre industrie. Pour ce faire, l’ACQ doit se positionner comme un incontournable de notre industrie. Pour y arriver, il faut jouer pleinement le rôle de leader qui nous revient.

Manon Bertrand
Présidente de l’Association de la construction du Québec

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