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Lundi 21 août 2017
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L’ACQ en pleine action

Manon Bertrand
Manon Bertrand
Chroniqueur Éditorial

Il y a près d’un an, j’ai accepté le rôle de présidente du conseil d’administration de l’ACQ en rappelant que notre association doit exercer le rôle de leader qui lui revient. L’ACQ prend de plus en plus sa place et assume ce rôle sur tous les fronts grâce à une formidable équipe de professionnels et de bénévoles. Je profite d’ailleurs de l’occasion pour la remercier chaleureusement.

Sur le plan des relations du travail, notre équipe de négociation est finalement arrivée à une entente de principe avec l’Alliance syndicale. Cette entente a été soumise à l’attention des entrepreneurs IC/I pour ratification lors de réunions qui se dérouleront dans 11 villes du Québec au cours du mois d’août. Nous croyons que ce qui a été négocié permettra aux employeurs et aux travailleurs d’y trouver leur compte dans une démarche qui enclenchera la modernisation des conventions collectives de nos secteurs.

C’est une bonne nouvelle pour toute l’industrie. Une autre grève ou une loi spéciale n’aurait pas été souhaitable pour personne en plus de l’économie du Québec qui en aurait fait les frais. Cette entente apportera une paix industrielle jusqu’en 2017.

En matière de développement économique du Québec, nous avons, certes, de grands défis à relever. Aussi, nous collaborerons avec le nouveau gouvernement à Québec afin que des efforts importants soient faits concernant l’investissement dans les infrastructures et stimuler ainsi les investissements privés. Nous savons tous que ces investissements ont des impacts directs sur la santé de notre industrie, toute diminution sera lourde de conséquences.

La prochaine année s’annonce tout aussi remplie de défis en matière d’intégrité. L’ACQ a le titre de participant à la Commission Charbonneau, ce qui lui permettra de présenter un rapport auprès des commissaires cet automne. Nous recommanderons une série d’actions concrètes afin de permettre à notre industrie de regagner la confiance du public et des institutions. Nous souhaitons que nos recommandations soient retenues et fassent partie du rapport final de la commission au printemps 2015.

L’après-Commission Charbonneau ne signifie pas pour autant que le travail en matière d’intégrité et de contrats publics soit terminé, bien au contraire. L’application des recommandations de la commission devrait changer le fonctionnent de notre industrie. Le gouvernement aura en main des solutions qui, espérons-le, annonceront la fin de ce climat de méfiance qui prévaut en ce moment chez les donneurs d’ouvrage publics face aux entrepreneurs, dont la très grande majorité est honnête.

En matière d’intégrité, vous devez savoir que nous sommes en plein chantier à l’ACQ. Nos démarches afin de mettre sur pied un programme d’action collective pour l’intégrité dans l’industrie se déroulent bien. Ce programme repose sur un modèle de lutte contre la corruption mis de l’avant par la Banque mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et éprouvé à travers le monde. Fondé sur une participation volontaire, cet exercice comprend entre autres un processus d’accréditation et d’identification des entreprises qui l’auront suivi avec succès, de même que des volets de formation et d’amélioration continue. Des projets pilotes sont présentement en marche auprès d’entreprises afin de bien tester les différentes approches proposées. Nous serons donc en mesure de présenter un état de la situation lors notre congrès cet automne. Nous pourrons ensuite offrir un service d’accompagnement pour l’ensemble des entreprises qui souhaitent afficher leur intégrité au cours de l’année 2015.

Parlant du Congrès de l’ACQ, il faut noter qu’il aura lieu un peu plus tard dans la saison cette année. Nous espérons que vous serez des nôtres du 2 au 4 octobre 2014, au Château Frontenac à Québec. Sa thématique L’Intégrité au cœur de nos valeurs permettra d’offrir plusieurs ateliers juridiques et des conférences sur des sujets d’intérêts se rapportant aux préoccupations actuelles de notre industrie. Plusieurs invités de marque sont prévus, dont Me Denis Gallant, inspecteur général à la Ville de Montréal (anciennement procureur en chef de la Commission Charbonneau), Mme Diane Lemieux de la CCQ, plusieurs avocats œuvrant en droit de la construction et des représentants de l’Association canadienne de la construction.

Enfin, l’ACQ voit la nécessité de moderniser l’industrie et ceci à plusieurs niveaux. Une des façons passe par l’intégration des femmes dans notre industrie. Nous offrons de bons salaires. Pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas, elles aussi, en profiter ? Il faut leur faire de la place. L’ACQ veut aider les entrepreneurs à bien les accueillir et surtout à les garder au sein de leurs équipes. Un comité de travail composé de femmes et d’hommes entrepreneurs étudie actuellement différents scénarios. Je vous en reparlerai bientôt.

Manon Bertrand, MBA, CSO
Présidente

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