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BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Dimanche 26 mars 2017
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S’engager pour le changement en 2015

Manon Bertrand
Manon Bertrand
Chroniqueur Éditorial

L'année 2015 s'annonce très occupée pour l'industrie de la construction, mais surtout riche en changements de toutes sortes dans lesquels nous allons nous engager. Tellement de changements sont dans la mire que nous en avons fait le thème de notre Congrès de l’automne prochain.

Toutefois, ce n’est malheureusement par sur les chantiers que ce sera le plus apparent, car selon les dernières prévisions économiques de la Commission de la construction du Québec (CCQ), on estime que 148,5 millions d'heures seront effectuées dans l’industrie en 2015. On est bien loin du sommet atteint en 2012 avec 163 millions d'heures travaillées. Les budgets prévus au Plan québécois des infrastructures indiquent une baisse des investissements au cours des deux prochaines années. Nous espérons que le gouvernement entendra notre appel à la prospérité par un réinvestissement dans les infrastructures lors du budget qu’il nous dévoilera au printemps prochain.

Parlant de prospérité, en février, le Conseil du patronat du Québec a lancé l’initiative PROSPERITE.QUEBEC, POUR TOUS ET AVEC TOUS. Échelonnée sur trois ans, cette campagne apolitique est le fruit d’une mobilisation des gens d’affaires de divers horizons afin d’engager un dialogue constructif visant à maintenir, voire améliorer, le niveau et la qualité de vie des Québécois grâce à une plus grande prospérité économique, durable et solidaire. En appuyant cette campagne, l’ACQ souhaite participer à un échange constructif pour une meilleure compréhension des enjeux et un dialogue plus ouvert. Nous croyons que les Québécoises et les Québécois ont raison d’aspirer à une qualité de vie parmi les meilleures et que le Québec a la possibilité de la leur offrir. Il faut réussir toutefois à libérer ce potentiel et c’est là que le rôle des entrepreneurs et des entreprises est essentiel.

Au printemps, la CCQ rendra public le premier Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction(PAEF) qui vise à augmenter leur représentation à 3 % en 2018. En faveur de cette initiative prometteuse, l'ACQ a contribué de manière significative aux travaux de la CCQ dans l’élaboration du programme en cette matière par l’entremise d’un comité interne. Il faut comprendre que cette initiative propose une approche qui a su rallier tous les partenaires de l’industrie. Je salue les efforts de plusieurs personnes à l'ACQ autant des hommes que des femmes, qui ont fait des recommandations pour que la proposition de la CCQ cadre avec les réalités de notre industrie.

L’année 2015 marque également l’anniversaire d’un changement important qui a eu lieu dans l’industrie de la construction il y a 20 ans. En 1995, l’ACQ obtenait le mandat de négociation des conventions collectives des secteurs institutionnel-commercial et industriel. Nous aurons l’occasion, tout au cours de l’année, de souligner et d’examiner cet événement qui a transformé notre industrie.

Il faudra attendre à la fin de l'année, au plus tard le 30 novembre, pour prendre connaissance du rapport de la Commission Charbonneau. Il faut espérer que ce délai additionnel, accordé par le gouvernement, donnera le temps aux commissaires d’analyser les nombreuses recommandations dont celles de « l’exceptionnel mémoire de l’ACQ » comme l’a si bien qualifié la présidente France Charbonneau lors du passage de l’ACQ.

Je ne pourrais conclure sans faire le point sur le programme d’intégrité. C'est avec grand plaisir que je vous informe que les projets pilotes sont terminés. Nous serons en mesure d’accompagner les entreprises très prochainement pour qu’elles mettent en place le programme et qu’elles affichent leur intégrité. C’est un changement prometteur dans lequel je vous invite tous à vous engager.

« Je veux vous dire que votre mémoire est exceptionnel. Je veux vous dire que nous avons énormément apprécié prendre connaissance du mémoire de grande qualité que vous nous avez présenté… »
France Charbonneau, présidente de la CEIC.

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