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Jeudi 21 septembre 2017
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Efficacité énergétique dans les écoles

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Photo – Ecosystem

L’entreprise d’efficacité énergétique Ecosystem a reçu un mandat de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy à Trois-Rivières pour une mise à niveau dans une quarantaine d’écoles.

Voici ce qui a été fait jusqu’à maintenant dans près de la moitié des bâtiments scolaires depuis 2013 pour améliorer leurs performances énergétiques.

  • Récupération de chaleur : quatre écoles tirent profit de nouvelles thermopompes qui récupèrent, à l’aide des réseaux d’eau refroidie, la chaleur provenant des sources d’énergie internes et la réinjectent dans les réseaux d’eau chaude des bâtiments.
  • Géothermie : des puits géothermiques horizontaux ont été forés à l’école Le Tremplin. Ainsi, la chaleur emmagasinée dans le sol est récupérée grâce à un système de thermopompes. En tout, c’est 5 500 pieds linéaires de tuyaux qui sont nécessaires au bon fonctionnement du système.
  • Remplacement de chaudière : 22 chaudières devenues obsolètes et inefficaces ont fait place à des chaudières à haute efficacité au gaz ou à l’électricité. Les chaudières électriques sont utilisées seulement lorsque la tarification d’électricité est avantageuse.
  • Accumulateur thermique : l’accumulateur thermique emmagasine de la chaleur dans des briques de céramique à haute densité lorsque la demande électrique du bâtiment est faible et le tarif plus bas. Il relâche cette chaleur dans le système de chauffage en période de demande accrue, alors que le tarif est plus élevé. Il s’agit d’une technologie qui remplace les combustibles fossiles par de l’électricité sans toutefois augmenter l’appel de puissance électrique. Grâce au remplacement des chaudières et à l’installation d’accumulateurs thermiques, quatre écoles ont pu éliminer complètement leur consommation d’huile n° 2.
  • Mur solaire : cette technologie permet de tirer profit de l’énergie solaire, énergie entièrement renouvelable, et de la transférer à l’air frais entrant dans les systèmes de ventilation. Le principe est simple : au lieu d’entrer dans les systèmes de ventilation directement par les volets d’air frais, l’air passe à travers des perforations pratiquées dans une tôle de couleur foncée installée à quelques pouces de distance du mur extérieur sur une façade orientée vers le soleil. Cette tôle absorbe la chaleur solaire et la transmet à l’air passant à travers les perforations. Le gain de température, variant entre 3 et 8 °C, génère des économies de chauffage pour le bâtiment. En été, l’air entre librement par la persienne d’alimentation sans passer par le mur solaire.
  • Contrôles : des contrôles installés dans la plupart des bâtiments actionnent maintenant les différents équipements en fonction des besoins réels des occupants. Un système centralisé optimise à distance la gestion des installations électromécaniques, des systèmes de chauffage et de l’appel de puissance électrique.
  • Aérothermie : une des innovations importantes de ce vaste projet est l’aérothermie, qui consiste à récupérer la chaleur dans l’air extérieur, à la manière des thermopompes résidentielles, pour la réinjecter dans le réseau de chauffage. L’appareil installé sur le toit de l’école est d’ailleurs efficace à des températures extérieures aussi basses que -17 °C. Au cours des dernières années, des avancées majeures ont eu lieu dans le domaine des thermopompes air-eau permettant de faire de la récupération d’énergie à partir de l’air froid.
  • Hottes intelligentes : l’objectif de cette mesure est de moduler le volume d’air qui est évacué par les hottes de cuisine. Pour ce faire, des détecteurs sont installés dans les hottes pour évaluer si les activités de cuisson nécessitent ou non l’évacuation d’air, évitant ainsi de faire fonctionner les équipements lorsque cela n’est pas requis. On module également le volume d’air de compensation. Des économies sur le chauffage de cet air viennent donc s’ajouter aux économies d’électricité sur le fonctionnement des moteurs de ventilation.  

Le projet en chiffres
L’investissement de 8,5 M$ sera remboursé en un peu plus de 13 ans. Des subventions gouvernementales de Gaz Métro et d’Hydro-Québec contribuent à financer le projet. Les économies générées seront de plus de 520 000 $ chaque année, ce qui représente une réduction de 18 % de la facture d’énergie.

Du point de vue environnemental, la Commission scolaire du Chemin-du-Roy réduira ses émissions de gaz à effet de serre de 2 277 tonnes de CO2 par an, ce qui est comparable au retrait de 700 voitures de la circulation. Quant à l’énergie économisée, elle correspondra à la consommation annuelle de plus de 380 maisons.

Une baisse de la consommation d’huile de 74 % et de la consommation de gaz de 48 % est aussi prévue.

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