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BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Samedi 21 octobre 2017
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L'étanchéité à tout prix

Véritable couvercle sur une marmite dont l'étanchéité est tributaire de sa conception, une toiture est constituée de composantes dont l'assemblage forme un tout homogène. Les membranes et le pare-vapeur représentent certes les éléments clés de ce montage parfois complexe, tout autant que les précautions à prendre avant de procéder à l'installation d'un toit. Chaque mandat comporte des particularités qui lui sont propres, et tous requièrent d'être assumés par des experts.

« Le métier de maître couvreur est une spécialité qui pose plusieurs défis, surtout dans les secteurs institutionnel-commercial et industriel (IC/I) », lance d'entrée de jeu Jean Pariseault, vice-président et directeur général de Tremco pour tout le Canada. Cette entreprise fournit des matériaux pour toitures aux maîtres couvreurs, et agit aussi à titre de conseiller. Lors d'un projet visant la restauration ou l'installation d'une toiture neuve, les spécialistes doivent faire face à divers scénarios qui peuvent être plus ou moins compliqués à résoudre. Bien souvent, les choses se corsent dans le domaine de l'industrie lourde, plus particulièrement lorsqu'il faut construire ou refaire le toit d'une papetière. Ce type d'usine produit un niveau élevé d'humidité générée par la vapeur.

Pour éviter les problématiques associées aux fuites, la toiture d'une usine de pâtes et papiers nécessite un pare-vapeur à toute épreuve, lequel devra être installé à la perfection. Ces bâtiments comportent plusieurs projections, c'est-à-dire que leur toiture est transpercée par diverses pièces d'équipements mécaniques. Ces trous doivent être scellés sans faille par ce même pare-vapeur, qui devra remonter sur les parapets, les projections et les solins de périmètres. « Il faut s'assurer que la main-d'œuvre ne tourne pas les coins ronds pendant ces opérations », soutient Jean Pariseault. S'il devait y avoir une défaillance en termes d'étanchéité, la toiture se gâterait de l'intérieur, à cause de ladite vapeur. Le scénario serait le même dans une usine d'embouteillage.

Parmi ses mandats d'envergure, Tremco a dû faire preuve d'imagination chez un fabricant d'avions. Il fallait éviter les chutes de débris pendant le démantèlement du toit de l'usine, car sa production ne pouvait être interrompue. Pour y parvenir, il était impératif d'abriter son plafond, d'une superficie de 100 000 pi² (9 290,3 m²), au moyen d'une toile protectrice. « Cette tâche a été plus difficile à accomplir que de reconstruire le toit lui-même », indique Jean Pariseault. Des travailleurs ont été obligés de faire passer la toile d'une aire de travail à une autre, à une hauteur d'environ 20 pieds. L'échafaudage utilisé devait être déplacé sur de petites distances à la fois. Bref, quelques semaines se sont écoulées pour achever le travail, réalisé à un fort prix.

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