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Jeudi 21 septembre 2017
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Les matériaux

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Josée Lupien
Mme Josée Lupien, présidente de la société Vertima - Crédit : Vertima
Le Leadership en design environnemental et énergétique étant une philosophie d'ensemble, il n'existe pas à proprement parler de matériaux certifiés LEED. C'est plutôt un résultat de composition de produits qui, selon une somme de choix éclairés - ce qui nécessite une analyse - permet de contribuer à l'obtention de crédits ou de prérequis menant à certifier un projet. « En un mot, un produit par lui seul ne peut octroyer de points puisque l'évaluation du projet est en fonction de tous les éléments utilisés dans l'ensemble du projet », explique Josée Lupien, présidente de la société Vertima, spécialistes-conseils de la certification LEED pour projets institutionnels, commerciaux et industriels.

Professionnelle expérimentée du milieu de la construction et du développement durable, elle affirme qu'un manufacturier qui prétendrait produire des matériaux certifiés LEED manquerait de sérieux. Il serait rapidement pointé du doigt et menacé de « Greenwashing », une expression consacrée dans l'industrie, référant à de mauvaises pratiques commerciales. Selon Wikipédia, l'écoblanchiment, aussi appelé « verdissage » en français, est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par des entreprises dans le but de se donner une image écologique responsable. Or, la plupart du temps, l'argent est davantage investi en publicité que pour de réelles actions en faveur de l'environnement.

Cela dit, comment reconnaître un matériau permettant de contribuer à atteindre un objectif d'ensemble LEED ? Simplement en considérant la vertu du produit, en tentant de connaître son taux de matières naturelles et leurs provenances. La propriété environnementale d'un matériau réfère donc à la recette de fabrication et à la traçabilité de chacun des ingrédients qui entre dans sa composition. « Le niveau de transparence du manufacturier aide à affiner cette qualité et à produire une analyse indépendante. En évitant de s'autodéclarer vert, en acceptant d'aller plus loin pour faire valider son matériau dit environnemental par un organisme reconnu et neutre, le manufacturier fait preuve de transparence. L'analyse effectuée par cette tierce partie permet entre autres d'évaluer le niveau de toxicité du produit, le contenu recyclé ainsi que la provenance des matières premières en déterminant les sources d'approvisionnement et devient par le fait même un sceau d'attestation », souligne Josée Lupien. Le défi, selon elle, consiste à obtenir cette information des fabricants et de leurs fournisseurs ne voulant pas se prêter au jeu.

Répertoire Voir vert

VertimaVertima a créé ce sceau officiel d'attestation en tant que tierce partie indépendante auprès des manufacturiers. Ce protocole d'analyse débute par la visite de l’usine du manufacturier suivi d'une collecte des données spécifiques à chaque produit et leurs composantes ainsi qu’auprès de leurs fournisseurs pour ainsi obtenir la validation des déclarations environnementales. Il aide les promoteurs et les constructeurs à bien identifier leurs objectifs de certification LEED. Il s’agit là d’un précieux outil pour la collecte des documents requis lors d’un projet LEED. Ces matériaux sont recensés dans le Répertoire de produits et matériaux documentés et analysés par le processus d’ÉcoDéclaration Validée de Vertima®. La liste, évolutive, est publiée dans le portail Internet du bâtiment durable au Québec, VoirVert.ca.
L'accès à ces ÉcoFiches est gratuit. Consultez voirvert.ca/outils/repertoire.

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