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Lundi 21 août 2017
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Protection des travailleurs

Photos : Capital Safety

Chaque jour au Québec, 235 personnes se blessent au travail, dont 13 % lors de chutes de hauteur (statistiques CSST, 2012). Pour éviter que des drames ne surviennent sur les chantiers de construction, des précautions sont à prendre et surtout, il faut porter l'équipement requis pour se protéger en cas de chute. Des fabricants comme CAPITAL SAFETY - DBI-SALA ont travaillé en étroite collaboration avec des entrepreneurs afin d'améliorer les produits tels que les harnais de sécurité et les systèmes d'ancrage.

Des questions essentielles

Quelles sont les zones potentielles de danger ? Quel type d'équipement de protection antichutes sera nécessaire ? Dès que des tâches doivent être effectuées en bordure du vide ou sur un échafaudage situé à plus de 3 mètres du sol, des garde-corps doivent être installés et les travailleurs doivent être attachés. On pense bien sûr aux connecteurs d'ancrage en fonction de la structure (béton, acier, bois), aux harnais de sécurité et même aux filets de protection. Le Code de sécurité pour les travaux de construction ¨C Québec donne les informations requises sur les capacités de charge et la façon de procéder dans de telles circonstances. L'important est de connaître les normes et les recommandations en ce qui a trait à la résistance minimum d'un ancrage par rapport au poids du travailleur (ex. : poids d'un travailleur, classe E4 : de 100 à 254 livres (de 45,3 kg à 115,2 kg) et classe E6 : de 200 à 386 livres (de 90,7 kg à 175 kg).

LES HARNAIS DE SÉCURITÉ

Pour bien protéger leurs employés, les entrepreneurs mettent à leur disposition des harnais robustes, fabriqués avec des matériaux résistant à la corrosion. Certains modèles offrent également des sangles conçues pour résister à l'eau et aux produits corrosifs. Une conception triangulaire dorsale permet aussi une utilisation facile et rapide. Quant à leur capacité de charge, elle est de 190,5 kg (420 livres). À la suite de changements apportés aux normes CAN/CSA1 se rapportant aux systèmes personnels de protection contre les chutes (SPPCC), des améliorations ont aussi été apportées au dispositif de réglage des courroies du buste et aux anneaux dorsaux en D à ressort, à position verticale, facilitant ainsi les connexions.

Le choix d'une longe est aussi important et il faut rechercher des sangles suffisamment résistantes, par exemple en Nomex®/Kevlar®, des indicateurs d'impact pour savoir si un absorbeur d'énergie a été déployé à la suite d'une chute et des mousquetons brevetés (connecteurs/crochets).

Le fabricant Capital Safety propose des boucles en alliage d'aluminium comme le Tech-Lite qui réduisent le poids total et l'énergie requise pour effectuer les tâches quotidiennes. Des systèmes exclusifs comme le i-Safe ont été conçus dans le but d'offrir une méthode numérique efficace pour l'enregistrement des données en mode réseau (Wi-Fi) et l'archivage des informations relatives aux inspections. Les ingénieurs de Capital Safety se sont aussi souciés du confort des travailleurs en s'assurant que les courroies sur les épaules ne blessent pas le cou. Les hanches et les cuisses sont aussi protégées, car un rembourrage permet d'amortir les chocs.

 La formation : une priorité

La formation des employés sur la bonne façon d'utiliser l'équipement de protection est primordiale. Les programmes de formation les plus efficaces comportent une quantité égale de formation magistrale en classe et de formation pratique. Le fait de porter un harnais de sécurité et de le raccorder à un point d'ancrage fera prendre conscience au travailleur de l'importance de se protéger sur un chantier de construction.

La vérification de l'équipement

L'inspection et l'entretien sont souvent des aspects négligés de l'équipement de protection antichutes. Des vérifications fréquentes sont nécessaires afin de constater l'usure de l'équipement et éviter ainsi des conséquences fâcheuses. Doit-on rappeler qu'une inspection annuelle est recommandée ? Il est également suggéré de tenir des registres précis et ponctuels de toutes les inspections de l'équipement. Des systèmes de gestion par fréquence radio (RFID i-Safe) facilitent le processus, tout en maximisant l'efficacité et en minimisant le coût total de tout programme de sécurité.

Lorsqu'il s'agit de protection antichutes, il n'y a aucune marge d'erreur possible. La protection des travailleurs exige des procédures de sécurité bien réfléchies et cet aspect doit d'ailleurs être la priorité de tout gestionnaire. Pour les travailleurs en hauteur, un équipement fiable, une formation adéquate et une conformité absolue aux consignes peuvent signifier la différence entre la vie, des blessures graves et même la mort.

Saviez-vous que...

  • En 2009 seulement, 12841 chutes se sont produites durant les heures de travail.
  • De ce nombre, 13 travailleurs en sont morts, ce qui représente 21 % des décès au travail.
  • À elles seules, les chutes de hauteur représentent environ 12 % de l'ensemble des accidents qui surviennent dans les principaux secteurs économiques.
  • Depuis le 1er janvier 2009, 70 % des arrêts de travail et 58 % des constats d'infraction dans le milieu de la construction sont liés aux chutes de hauteur.
  • Dans le secteur de la construction, les chutes qui occasionnent des blessures entraînent, en moyenne, un arrêt de travail de 140 jours et des coûts directs de plus de 6 500 $.

Sources

SABOURIN, GUY, Faire tomber les risques de chutes de hauteur, Prévention au
travail, printemps 2011.

Duguay, Patrice, Massicotte Paul, IRSST, Décès indemnisés à la suite d'une lésion
professionnelle : Comparaison entre le Québec, l'Ontario et la
Colombie-Britannique, 1997-2003, 2007.

Craig Firl est directeur au soutien technique pour l'Amérique du Nord et Michel Clément, gérant de territoire, Montréal, Québec, Beauce et Gaspé chez Capital Safety.

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