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BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Lundi 21 août 2017
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Revêtements extérieurs

Les parements privilégiés par les constructeurs

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Mis à part l’aspect esthétique et le style de la maison, la première chose à considérer dans le choix d’un revêtement extérieur est le budget disponible pour le projet, disent d’une même voix les conseillers des centres de distribution de matériaux et les entrepreneurs en construction. En somme, tout varie en fonction du type d’acheteur de maison ciblé. Une modalité qui concerne aussi le propriétaire de résidence qui fait construire ou rénover son habitation. Les matériaux sélectionnés pour une unité d’entrée de gamme diffèrent sans contredit de ceux choisis pour habiller une maison plus cossue. Généralement, les matériaux plus dispendieux sont assortis de meilleures garanties, offrant une durée de vie utile plus étendue pour tous types de produits confondus installés dans les règles de l’art. En outre, une œuvre de maçonnerie, un parement nécessitant très peu ou pas d’entretien, expliquent les professionnels de l’industrie, peut excéder 100 ans d’âge. Par ailleurs, le moins coûteux des déclins de vinyle affichera des signes de fatigue beaucoup plus tôt, habituellement au bout de 20 ans et exigera entre-temps de son propriétaire l’inspection régulière des joints d’étanchéité et la réalisation de travaux de mise à niveau. Mais avant de décrire les principales propriétés de chaque produit afin d’établir le pour et le contre, définissons leur classement en termes de prix. Un exercice qui aide à déterminer si un matériau convient à un projet donné sans atténuer la profitabilité du constructeur.

Échelle des coûts

Dans l’ordre, selon le budget retenu, le parement extérieur le moins cher est le vinyle. Il compte parmi les revêtements les plus populaires. Mentionnons qu’il est offert en différentes qualités. Suit le lambris d’aluminium, un matériau qui ne ballotte ni ne gondole au vent comme le vinyle et qui conserve longtemps son éclat. Toutefois, il se bosselle facilement. Le revêtement d’acier sera dans les circonstances mieux indiqué. Aussi présente-t-il une solution élégante et durable. Légèrement plus onéreux, l’enduit d’acrylique, réputé pour son cachet architectural et ses propriétés isolantes, conviendra autant à un vieil édifice qu’à une habitation de style plus contemporain. C’est un matériau durable et en vogue. Les lambris de bois teints et peinturés en usine assortis de garanties intéressantes font également partie des choix à considérer. Ils procurent un aspect champêtre à toutes propriétés, reproduisant le charme des habitations ancestrales. Ils peuvent être livrés dans plusieurs coloris. Dans la même échelle de prix, on note la présence remarquée de répliques de briques et de pierres, des produits d’imitation faits de polymère, un revêtement de plus en plus populaire dans les projets d’habitations pour premier et deuxième acheteur. Pour les plus gros budgets, les revêtements de fibres de bois, dont le Canexel et le Maibec, des matériaux convoités offrant d’excellentes garanties, viennent généralement parer les habitations de nature plus cossue. Ils se marient à merveille aux murs de maçonnerie. Enfin, la brique et la pierre, incluant les blocs architecturaux, produits qui ont démontré leur résistance au temps et qui sont dits sans entretien, logent au sommet de la hiérarchie des prix pour l’habillage d’une habitation, tant sur le plan de la matière que de l’installation.

On trouve évidemment d’autres types de revêtements pour murs extérieurs sur le marché, mais l’industrie leur témoigne peu d’intérêt, notamment à cause de leur prix jugé trop élevé et des difficultés de pose qu’ils peuvent générer. À ce titre, ils ne font pas partie des solutions privilégiées par les constructeurs d’habitations et les rénovateurs.

Plus populaires

Les parements de vinyle et de Canexel comptent parmi les produits de revêtements les plus populaires au Québec admet l’industrie. Les constructeurs d’habitations leur réservent une place de choix. Ce sont les produits les plus vendus dans leur créneau respectif. « On installe le premier sur des habitations d’entrée de gamme. Le second convient aux résidences plus particulières : des maisons de 350 000 $ et plus », affirme Marc André Daigneault, directeur des ventes de Revêtements extérieurs SMJ. « Pour l’acheteur de première maison ou toute personne qui dispose d’un faible budget de rénovation, le vinyle offre un des meilleurs rapports qualité/prix. Dans cette optique, c’est le produit par excellence des constructeurs d’habitations en série. L’expression « beau, bon, pas cher » résume les atouts de ce produit. Il est également facile à installer. Ajoutons que depuis quelques années, on trouve sur le marché un choix de revêtement de vinyle de catégorie supérieure, fait de styromousse flanqué de la norme d’isolation R-5. Un produit dont la durée de vie peut atteindre voire dépasser 40 ans. Ce qui rend le vinyle encore plus attrayant. »

Par ailleurs, apprécié pour sa beauté et sa résistance aux éléments, le produit de fibres de bois, mieux connu sous le vocable Canexel, est également très prisé. « Il imite les veinures des essences de bois véritable et est offert dans une impressionnante palette de couleurs. Ce produit résiste aux chocs et ne ballotte pas. Moins sensible aux variations climatiques que le bois naturel, il est assorti d’une garantie de 25 ans offerte par le manufacturier. Pouvant être teint ou peint, il peut conserver son attrait plus longtemps. Ajoutons que sa résistance aux grands vents est éprouvée. »

Meilleures garanties

Si l’on exclut les produits de maçonnerie, dont la réputation de durabilité n’est plus à faire, les revêtements d’aluminium, d’acier et de fibrociment arrivent seconds en terme de longévité. Ils sont dotés des meilleures garanties de l’industrie pour des matériaux autres que la brique et la pierre véritable. Leur durée de vie utile peut atteindre voire dépasser 40 ans. « Or, le lambris d’aluminium est aujourd’hui trop mince. Aussi, plus résistant aux impacts et beaucoup plus joli en terme de finis, l’acier le remplace avantageusement. Cependant, ni l’un ni l’autre n’a de valeur isolante », observe Marc André Daigneault.

Finalement, les ouvrages de maçonnerie, et depuis peu l’avènement de blocs naturels taillés dans le roc, des produits identifiés comme chaleureux, aux propriétés acoustiques et isolantes, présentant un maximum de résistance aux chocs, constituent des matériaux de choix. Ils sont de plus parfaitement adaptés à la rigueur du climat québécois.

« Cependant, bien que durable et sans entretien, le prix de ces revêtements et leur coût élevé d’installation décourage certains acheteurs de première maison », estime Marc André Daigneault. De plus, la base de la fondation de la maison doit être plus épaisse de deux pouces pour accueillir l’ouvrage, ajoute-t-il : « ce qui représente des coûts supplémentaires pour l’acquéreur potentiel en mal de budget. » Le constructeur d’habitation qui doit tenir compte du prix de vente de la maison et du coût de revient du projet, particulièrement dans le cas d’unités produites en série, est la seule personne à pouvoir déterminer le choix et la pertinence d’un type de revêtement.

 

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