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Jeudi 21 septembre 2017
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Rencontre avec un maître-couvreur

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Toiture de 30 000 pieds carrés (2 787,09 mètres carrés) composée d'une membrane monocouche entièrement vulcanisée constituée d'éthylène-propylène-diène monomère (EPDM). Ballastée avec des gravillons de rivière, elle comprend uniquement quatre joints principaux. Le couvreur a utilisé des nappes de membrane de 50 pieds (15,2 m) sur 150 (45,7 m).

Propriétaire de Couverture Nord-Sud, une entreprise qui existe depuis 2003, Martin Bertrand réalise plus d'une centaine de projets de réfection de toitures annuellement. Membranes blanches de TPO ou EPDM ? Voici ce qu’il préconise.

Il effectue des travaux sur tous les types de bâtiments. Dans le secteur résidentiel, il recouvre principalement les toits des édifices à condos ou d'édifices multilogement locatifs, coiffant plusieurs immeubles de cinq étages et plus. Il travaille autant sur des toits plats que sur des toitures inclinées aux pentes parfois très abruptes. Dans ce dernier cas, il pose du bardeau ou de l'acier galvanisé prépeint. Pour les toits plats ou sur les surfaces à faible pente, il installe du monopli de TPO (thermoplastique polyoléfine) ou d'EPDM (une membrane monocouche entièrement vulcanisée constituée d'éthylène-propylène-diène monomère). « Ce sont des revêtements synthétiques généralement plus économiques pour les clients, des produits durables et légers qui fournissent une excellente résistance au vieillissement, aux vents et aux ultraviolets, des systèmes sous garantie », souligne Martin Bertrand.

Ce couvreur certifié accorde sa confiance à un seul fabricant de produits : Carlisle avec qui il collabore depuis plus de cinq ans. « Cette compagnie offre un excellent support technique, en plus de fournir tout le perfectionnement nécessaire, ce qui inclut les cliniques de spécifications de produits. C'est indispensable pour assurer la qualité des travaux sur le site et veiller au respect des garanties du fabricant. Ces rencontres en atelier ou sur le terrain permettent d'étudier des détails pointus de pose et de favoriser la mise à jour des méthodes d'installation, ce qui englobe les procédés de soudures à air chaud. L'enseignement est parfaitement adapté à la nouvelle réalité des toitures blanches. Ce fini de toiture est très recherché, particulièrement à Montréal où la ville oblige les propriétaires d'habitations à faire installer des membranes réfléchissantes sur les toits pour diminuer les effets d'îlots de chaleur. »

Simple et efficace

La majorité des contrats de réfection de toitures qu'on lui confie ont lieu sur de grandes surfaces. « De là l'importance, dit-il, d'utiliser de longues nappes de membranes. C'est pourquoi on a une nette préférence pour les toiles de TPO et d'EPDM, car en plus d'être idéales pour les grandes étendues, elles présentent un procédé d'application beaucoup plus simple que celui préconisé pour la pose d'une membrane d'élastomère. En fait, on a moins de joints à faire avec les membranes de TPO et d'EPDM. Par exemple, sur 30 000 pieds carrés (2 787 mètres carrés) de superficie à couvrir, on a uniquement 5 joints principaux à faire, ce qui réduit de beaucoup le temps de travail de l'équipe sur un toit. »

article maitrecouvreur1Toiture constituée d'une membrane d'EPDM (en nappes de 10 pieds (3 m) sur 100 (30,4 m) vissée mécaniquement. Vignette

Sur de grands immeubles composés de toits en pontage d'acier, il procède comme à l'ordinaire, étalant le pare-vapeur et une couche de panneaux isolants selon les plans et devis demandés avant d'apposer la membrane blanche. Puis, il sélectionne la dimension des nappes de membranes avant découpe en fonction de la superficie à couvrir. « On utilise généralement des nappes de 10 pieds sur 100 et, dans certains cas, des unités de 75 pieds (22,8 m) de largeur sur 200 pieds (60,9 m) de longueur intégrale. Une fois déroulées sur le toit et bien positionnées, les nappes de membrane sont lestées avec de la pierre de rivière pour maintenir le système en place. Cette méthode favorise une pose parfaite sans vissage. » L'équipe portera finalement une attention particulière à l'étanchéité des joints de chevauchements, point critique de l'installation.

« Pour sceller les chevauchements de membranes d'EPDM, on étend un apprêt sur la section de la toile à jointer, en s'assurant que la surface est propre, puis on place une bande de ruban de jonction entre les deux toiles. Dans le cas des produits de TPO, on emploie un robot pour souder les joints à l'air chaud. Rien ne se compare à cet appareil du point de vue de l'efficacité et de la rapidité d'exécution, confie-t-il. C'est un grand avantage comparativement à l'utilisation manuelle d'un fer chaud, une opération qui pouvait durer parfois plus d’une heure sans le dispositif. Aussi, cette technologie diminue de beaucoup la fatigue de travail sur le toit, épargnant douleurs aux genoux et maux de dos aux couvreurs, des sources d'accidents de travail. »

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Toiture finie d'une membrane monopli de TPO (thermoplastique polyoléfine) vissée mécaniquement. Pour ce projet, le couvreur a utilisé des nappes de TPO de 6 pieds (1,8 m) sur 100 (30,4 m).

Économique et durable

Bien réalisée, une toiture finie d'une membrane de TPO ou d'EPDM peut durer très longtemps. « Jumelés à l'économie de temps et d'argent que ce type d'installation procure par rapport à une toile d'élastomère, ces produits représentent pour nous et le client que des avantages », conclut Martin Bertrand.

Photos : Couverture Nord-Sud

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