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La construction à des sommets historiques !

Jean-Philippe Cliche
Chroniqueur actualités

Tous les acteurs du milieu de la construction au Québec en conviendront, l’année 2018 fût une année où l’activité fût remarquable. En effet, pas moins de 163 millions d’heures ont été exécutées par les travailleurs de la construction régis par la loi R-20, ce qui constitue la deuxième meilleure année en construction dans la province, tout juste derrière l’année 2012.

Si l’on en croit le début de l’année actuelle, 2019 fracassera tous les records, et par une bonne marge. Le tableau ci-dessous illustre bien la tendance haussière des heures travaillées lors des derniers mois, par secteur.

Heures déclarées lors des quatre premiers mois de l’année 
 Secteur 2018 2019 Croissance
Génie civil et voirie 5 382 787 6 015 338 12 %
Industriel 3 010 600 3 283 525 9 %
Institutionnel/commercial 25 453 502 28 539 479 12 %
Résidentiel 7 885 813 8 261 659 5 %
Total 41 732 702 46 100 000 10 %

Source : CCQ

Secteur génie civil et voirie

La hausse de 12 % des heures travaillées dans le secteur génie civil et voirie provient principalement du sous-secteur des routes et infrastructures et des centrales électriques.Plusieurs régions sont favorisées dans le premier sous-secteur, soit le Grand Montréal, l’Outaouais et l’Estrie. En ce qui concerne le second sous-secteur, c’est la Côte-Nord qui se démarque du lot.

L’achèvement du pont Champlain combiné aux autres travaux majeurs à travers la province nous permettent de croire à une année record; et les usagers du réseau routier pourraient certainement en témoigner.

Secteur industriel

Surprise de ce côté, alors que tous croyaient à une diminution des heures travaillées dans le secteur industriel. En fait, ce dernier tire profit de quelques projets de grande envergure, dont une usine de granules de Barrette Chapais à Chapais (70 M$), une usine de filtration de Rio Tinto Alcan à Arvida (250 M$), une usine de transformation de lithium à Shawinigan (532 M$), et une usine de carbonate de lithium à La Corne (150 M$). Il n’en demeure pas moins que le niveau de construction industrielle est faible comparativement aux moyennes historiques, et ce, depuis quelques années déjà.

Institutionnel et commercial

Si la tendance du premier trimestre de 2019 se poursuit, il se travaillera 97 millions d’heures uniquement dans le secteur institutionnel et commercial. Lorsque l’on pense que l’industrie entière tournait àenviron 90 millions d’heures au début du millénaire, on comprend l’ampleur de cette statistique. La construction et la rénovation d’édifices gouvernementaux, incluant entre autres les écoles et les hôpitaux, combinées à l’augmentation remarquable de la construction en hauteur dans les grands centres urbains font en sorte de porter le secteur à des niveaux qui semblaient inconcevables il y a quelque temps.

Résidentiel

Alors que la majorité des prévisionnistes s’attendaient à des baisses dans le secteur résidentiel en 2019, il semble que l’excellente tenue de l’économie québécoise déjouera les pronostics. En effet, tout porte à croire que le nombre de mises en chantier cette année sera pratiquement identique à celui de l’année passée, où 46 900 nouveaux logements ont été érigés dans la province. Ces chiffres sont élevés par rapport à ceux auxquels les économistes oeuvrant dans le secteur s’attendent, du moins à long terme. En fait, nous devrions anticiper un chiffre avoisinant les 40 000 mises en chantiers par année au Québec, si l’on se fie à la formation de nouveaux ménages projetés dans la province. Un retour à la normale devrait avoir lieu lors des années à venir.

 En résumé, ce n’est pas le travail qui manque en construction cette année, et nous anticipons une deuxième moitié de 2019 tout aussi mouvementée que la première. Il ne nous reste qu’à vous souhaiter la meilleure des chances dans la réalisation de vos projets.