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BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Vendredi 22 juin 2018

Projet de modifications réglementaires concernant le métier de grutier

Samuel Harvey
Samuel Harvey
Chroniqueur Relations du travail - Perfectionnement

Ce projet de règlement vise à déterminer les critères applicables aux fins de la délivrance d’un certificat de compétence-apprenti correspondant au métier de grutier et à créer une activité partagée d’utilisation de camion-flèche accessible à tout détenteur d’un certificat de compétence-compagnon d’un des métiers de la construction qui satisfait aux exigences requises.

Opération des camions-flèches

Un projet de modification réglementaire est en cours d’étude afin de permettre à tous les salariés d'opérer un camion-flèche (boom trucks) d’une capacité d’au plus 30 tonnes afin de faire de la manutention. Ainsi, lors de travaux de toitures, les couvreurs pourraient alors utiliser le camion-flèche pour faire la manutention des matériaux sur le toit, sans devoir embaucher un grutier.

Afin de pouvoir opérer cet équipement, les salariés devront suivre une formation et réussir un examen pour s’assurer qu’ils apprennent les compétences nécessaires et auront sur leur certificat de compétence une mention qui indique qu’ils sont qualifiés pour effectuer cette activité. Les salariés auront également l’obligation d’effectuer cette activité pendant au moins 50 heures par année pour obtenir un renouvellement de cette qualification. Dans le cas contraire, ils devront suivre de nouveau la formation et réussir l’examen pour opérer les camions-flèches.

Apprentissage du métier de grutier

Pour tous les métiers, à l’exception du métier de grutier, lorsqu’un salarié est compagnon, il peut débuter l’apprentissage dans un autre métier. À l’heure actuelle, la seule façon concrète d’obtenir un certificat de compétence apprenti dans le métier de grutier est de suivre le programme d’étude de 870 heures. Le nouveau projet de règlement permettra aux compagnons de débuter l’apprentissage du métier de grutier sans devoir suivre le DEP.

Ils devront toutefois suivre une formation en entreprise dont la durée et le contenu ont été approuvés par le CFPIC et le CA de la CCQ et passer un examen afin de valider leurs compétences pour s’assurer qu’ils adoptent des méthodes de travail sécuritaires.

Les employeurs qui le souhaitent peuvent nous envoyer des commentaires sur ces deux projets de règlements d’ici le 30 janvier 2018.

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