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BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Lundi 21 janvier 2019

Projets pilotes en CRD à Montréal

Afin d'élargir l'éventail de matières résiduelles récupérables, Montréal mène des projets pilotes depuis plusieurs années.

La Ville poursuit ses recherches dans le but de trouver un nouveau mode de traitement pour certains matériaux, dont le polystyrène extrudé (styromousse) et les matelas. La laine minérale, les bardeaux d'asphalte, les tapis et les carreaux d'insonorisation représentent d'autres matières recyclables. « Seulement, il faut leur trouver de nouveaux débouchés », explique Carl Moise, chef de section aux opérations de gestion des matières résiduelles à la Ville de Montréal.

Objectif de récupération : 70 %

En fin de compte, soit en 2015, la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles (PQGMR) vise entre autres à ce que 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels soient recyclés. Elle mise aussi sur la valorisation et le recyclage de 80 % des résidus générés par le béton, la brique et l'asphalte, et compte amener les entrepreneurs du bâtiment à trier à la source ou à acheminer vers un centre de tri 70 % de leurs résidus de CRD. L'objectif « fondamental » de la PQGMR consiste à n'éliminer que les matières résiduelles identifiées comme résidus ultimes.

LES 3R (RÉDUCTION À LA SOURCE, RÉEMPLOI ET RECYCLAGE-COMPOSTAGE) ET LA RÉALITÉ DES CHANTIERS DE CONSTRUCTION :
La réduction à la source par l'utilisation de produits recyclés est difficile à mettre en œuvre sur les chantiers. Les raisons principales sont les suivantes :

  • Les habitudes de conception et de construction sont difficiles à changer
  • Les maîtres d'œuvre craignent de ne pas être couverts par leur assurance en cas de problèmes, car on pourrait leur reprocher d'avoir utilisé des techniques peu traditionnelles.

Source : Profil des débris de CRD au Québec (2009)

 

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