Échelles et escabeaux : quels sont les critères pour assurer leur stabilité ?

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Les chutes de hauteur sont encore aujourd’hui une des principales causes d’accident au Québec. Selon la CNESST, les statistiques de lésions impliquant les échelles montrent une augmentation au fil des ans. Sur la période 2009 à 2013, 20 % des lésions dues à une chute de hauteur ont été causées à partir d’une échelle. Une étude de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) a déterminé les limites de stabilité lors de l’utilisation d’échelles portatives et d’escabeaux.

Bertrand Galy, chercheur à l’IRSST, spécialiste des chutes de hauteur et auteur de l’étude, a utilisé des capteurs, appelés plateformes de force, pour mesurer les différentes forces au pied et au sommet des échelles, et au pied des escabeaux.

L’étude visait à déterminer les limites de stabilité lors de l’utilisation d’échelles portatives et d’escabeaux. Elles ont été déterminées en fonction du type de surface en pied et en tête d’échelle, de la hauteur du travailleur sur l’échelle, et pour des angles d’inclinaison dans les limites fixées par les règlements provinciaux, soit entre 70,5° et 75,5° pour différentes positions.

À l’aide d’essais réalisés en laboratoire avec deux échelles commerciales de 24 pieds (une en aluminium et l’autre en fibre de verre) ainsi que deux escabeaux en aluminium de 12 pieds et 6 pieds, il a été démontré que plus l’angle d’installation est important, plus le risque de basculement vers l’arrière est grand, et présent jusqu’à une hauteur importante sur l’échelle. Le matériau de l’échelle influe également sur le risque d’instabilité. Par exemple, une échelle fabriquée avec un matériau lourd comme la fibre de verre diminue sensiblement le risque d’instabilité.

D’autres critères ont également une incidence sur la stabilité des échelles. La taille et le poids plus élevés d’un travailleur entraîneront un risque d’instabilité accru. Les escabeaux de faible hauteur, très légers et d’empattement réduit, présentent des risques d’instabilité majeurs, même pour les travailleurs légers et de petite taille.

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Le chercheur a utilisé des capteurs, appelés plateformes de force, pour mesurer les différentes forces au pied et au sommet des échelles, et au pied des escabeaux.
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Une formation essentielle

« Une bonne formation est donc nécessaire pour utiliser adéquatement une échelle et savoir comment monter de manière sécuritaire », souligne Bertrand Galy.

Plusieurs formations sur l’utilisation des échelles sont disponibles sur le site de l’Association de la construction du Québec.

Pour lire le rapport de l’IRSST : Critères de stabilité des échelles et des escabeaux.
Auteur : Bertrand Galy

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