L’ACQ a lancée une campagne pour sensibiliser les entrepreneurs aux risques psychosociaux, parfois moins visibles que les risques physiques, mais qui peuvent tout de même être présents dans les milieux de travail. L’objectif : mieux faire connaître ces risques afin d’aider les entreprises à les reconnaître et à intervenir lorsqu’une situation survient.
Lorsqu’on parle de construction et de santé et de sécurité, on pense tout de suite aux blessures physiques : les chutes, le bruit, l’exposition à certaines substances, les charges à transporter ou bien les mouvements répétitifs qui entraînent des blessures.
Certains risques sont moins faciles à observer.
C’est dans cette perspective que l’ACQ a lancé sa campagne « Invisibles, mais bien présent ». D’un côté, l’objectif était de mettre en lumière certaines réalités psychosociales pouvant survenir dans les milieux de travail. De l’autre, la campagne visait à mieux informer et sensibiliser les entrepreneurs et les travailleurs.
Une réalité bien présente dans l’industrie
Selon un sondage réalisé par Léger et commandé par la CCQ en 2023, dans les constats, on nomme que 9% des répondants auraient été victime de « discrimination, d’intimidation ou de harcèlement dans l’industrie de la construction du Québec. En projection, cela représente plus de 20 000 victimes », d’où l’importance de faire une telle campagne.
Ces résultats montrent l’importance de continuer à sensibiliser les milieux de travail à des situations qui peuvent être difficiles à identifier.
En ce sens, le Président de l’ACQ, Éric Fraser a participé à une vidéo afin de rappeler la pertinence d’une telle campagne. Cette vidéo mettait de l’avant certains commentaires laissés sous les publications de la campagne sur les réseaux sociaux de l’ACQ.
Quatre situations mises en lumière
Pour illustrer concrètement ces enjeux, l’ACQ a conçu quatre capsules autour de situation pouvant survenir dans le quotidien des travailleurs et des entreprises.
Elles portaient sur la violence conjugale et familiale, le harcèlement psychologique, l’exposition à un événement potentiellement traumatique et la violence à caractère sexuel. De tels événements ont des effets directs sur la productivité et la sécurité des employés.
Être en mesure de reconnaître ces situations constitue une première étape pour mieux les prévenir et pour savoir comment intervenir lorsqu’elles surviennent.
« Le harcèlement, la violence ou l’exposition à un événement traumatique, ça ne laisse pas de trace sur un rapport d’inspection, mais ça blesse autant qu’une chute. Les entrepreneurs doivent mettre en place la structure pour les éviter, apprendre à les reconnaître et agir pour les faire cesser. »
Martin Pellerin, chef de service SST
Le président de l’ACQ, Éric Fraser, a réagi à certains commentaires laissés sous les vidéos de la campagne.
Poursuivre la sensibilisation sur le terrain
Pour donner suite à sa campagne, l’ACQ a organisé une tournée pour aller à la rencontre des entrepreneurs avec une séance d’information gratuite.
Deux séances sont encore prévues :
- 21 octobre – Laval : 15 h à 16 h 30 | Salle ACQ, 523, rue Saint-Eustache, bureau 3, Saint-Eustache, QC J7R 7E6
- 29 octobre – Trois-Rivières : 8 h à 9 h 30 | Salle ACQ, 2575, rue de l’Industrie, Trois-Rivières, QC G8Z 4T1
Pour en savoir plus : Les risques psychosociaux et le harcèlement psychologique