SST

Les troubles musculosquelettiques : un risque bien présent sur les chantiers

Travailleur qui prépare des fondations avec armatures
Association de la construction du Québec
Actualités de la construction

Sur un chantier, le travail physique fait partie du quotidien. Soulever des matériaux, travailler dans des positions contraignantes ou répéter les mêmes mouvements peut entraîner des conséquences sur la santé des travailleurs.

L’ergonomie et l’organisation du travail peuvent contribuer à réduire ces risques et à prévenir l’apparition de troubles musculosquelettiques (TMS).

Selon les plus récentes données de la CNESST, 2 500 lésions attribuables aux TMS ont été recensées dans le secteur de la construction en 2025. [1]

Les TMS peuvent notamment toucher les muscles, les tendons, les articulations, les ligaments et les nerfs. Les parties du corps les plus touchées sont : les mains, les poignets, les coudes, les épaules, les genoux, les chevilles, le cou et le dos. Ces problèmes peuvent se développer progressivement lorsque certaines contraintes physiques sont répétées ou maintenues dans le temps.

Gestes qui mettent les travailleurs à risque

Sur les chantiers, certaines tâches peuvent exposer davantage les travailleurs aux TMS, lorsqu’elles nécessitent des efforts importants, des mouvements répétitifs ou des postures contraignantes.

Voici des situations typiques :

  • Soulever ou transporter manuellement des matériaux,
  • Travailler à genoux ou accroupi,
  • Travailler avec les bras au-dessus des épaules,
  • Effectuer des mouvements répétitifs,
  • Maintenir longtemps une position contraignante,
  • Pousser ou tirer des charges importantes,
  • Utiliser des outils qui génèrent des vibrations.

Signes à ne pas ignorer

Les problèmes de santé peuvent se décliner de plusieurs manières, par des maux de dos, des tendinites, de l’arthrose, des foulures ou des entorses. Côté symptômes, ils peuvent varier en fonction de la blessure, mais les plus rapportés sont :

  • Les raideurs,
  • La douleur,
  • Des crampes ou des sensations de brûlure dans les muscles,
  • Une douleur qui s’aggrave avec le mouvement ou l’activité.

Réduire les risques pour les travailleurs

Sur un chantier, la prévention des TMS peut commencer avant même que le travailleur soulève une charge. La planification permet déjà de se poser certaines questions : où les matériaux seront entreposés? Quels équipements seront disponibles? À quelle hauteur le travail sera-t-il effectué? Une même tâche devra-t-elle être répétée? Prévoir ces contraintes en amont permet d’adapter l’organisation du chantier et de réduire les efforts demandés aux travailleurs.

Par exemple, si un travailleur doit travailler à genou, prévoir des genouillères adaptées, s’il doit travailler en hauteur et à bout de bras, prévoir des échafauds ou une plateforme. S’il doit transporter des matériaux, prévoir sur place un chariot, un diable. S’il doit utiliser des outils vibratoires, s’assurer d’avoir des équipements adaptés pour atténuer les vibrations. S’assurer de prévoir le plus possible pour réduire un maximum les efforts physiques demandés à vos équipes.

La formation des travailleurs demeure un élément important de la prévention. Elle permet de mieux reconnaître les situations à risque et d’adopter des méthodes de travail adaptées. En planifiant des inspections régulières et des mesures de surveillance permettent de vérifier que les mesures de la prévention demeurent efficaces et de les ajuster rapidement si la situation change.

Une intervention en amont peut permettre de réduire l’exposition aux contraintes physiques avant qu’un inconfort ou une douleur entraîne des conséquences plus importantes pour le travailleur.

Pour assurer la sécurité de vos employés, vous pouvez contacter l’ACQ pour que des conseillers en SST se déplacent sur vos chantiers et fournissent des services-conseils aux équipes sur place.

Pour prendre rendez-vous : Services personnalisés SST – Association de la construction du Québec


[1] Statistiques sur les lésions attribuables aux troubles musculosquelettique (TMS) en milieu de travail, p. 8 (2025)

Références