Un automne chaud à prévoir

Un automne chaud à prévoir
Francis Roy
Francis Roy
Chroniqueur Developpement durable

L’été n’est pas encore terminé que je peux déjà vous annoncer que l’on prévoit un automne chaud dans notre industrie.

Le nombre d’heures travaillées par les employés sur les chantiers des secteurs institutionnel et commercial battait déjà des records au premier trimestre de 2019 et le manque de main-d’oeuvre s’est fait ressentir plus que jamais sur nos chantiers. Délais de livraison, manque de soumissionnaires pour certains projets, voire annulation de contrats, les effets négatifs de ce manque de personnel sur nos chantiers freinent la croissance de certaines entreprises et, par le fait même, l’économie québécoise.

Au début du mois d’octobre, nous aurons une meilleure idée de nos besoins pour les 5 à 10 prochaines années en termes de main-d’oeuvre en chantier et hors chantier, et ce, par région. En effet, nous avons collaboré avec la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour avoir un portrait plus précis de ce qui nous attend dans les années à venir. Cela nous permettra de mieux prévoir nos besoins et de mieux cibler nos actions.

À cet égard, l’ACQ entamera une grande tournée régionale à l’automne sur le même sujet. En effet, l’ACQ ira à votre rencontre dans les différentes régions du Québec pour présenter le portrait des besoins de main-d’oeuvre par région ainsi que quelques pistes de solutions à la pénurie à laquelle est confrontée notre industrie.

Un automne électoral

 Il y aura des élections au mois d’octobre et nous collaborons avec l’Association canadienne de la construction (ACC) afin de faire valoir nos revendications aux différents partis politiques fédéraux. Le premier enjeu qui nous préoccupe est sans contredit le manque de main-d’oeuvre qualifiée et diversifiée. À ce sujet, la nouvelle entente Canada-Québec en matière de formation de la main-d’oeuvre est arrivée juste à point en juin dernier. Cette entente permettra de mieux former ou d’adapter un plus grand nombre de travailleurs et d’entreprises.

Également, l’ACC croit que le gouvernement du Canada devrait s’engager à établir un plan sur 25 ans pour les dépenses d’infrastructures au Canada. Cette stratégie à long terme est nécessaire pour renforcer la croissance économique du Canada.

Finalement, l’ACC demande au gouvernement fédéral de devenir un partenaire de l’innovation dans l’industrie de la construction afin de stimuler la productivité et la compétitivité de notre industrie au Canada.

Des dossiers d'importance à Québec

Lors d’une annonce en janvier dernier, le ministre du Travail, Jean Boulet, a mis la table pour une réforme majeure de la Loi sur la santé et la sécurité du travail pour l’automne. Vous pouvez être certains que l’ACQ surveillera ce dossier de très près afin de s’assurer qu’il y ait consensus dans les changements législatifs qui seront proposés par le ministre. Au printemps dernier, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a constitué un comité au sujet de l’allégement réglementaire. Nous lui avons fait part de notre volonté de vouloir former une table uniquement dédiée au secteur de la construction ainsi que de nos préoccupations concernant l’encadrement réglementaire particulièrement lourd dans notre industrie.

Par ailleurs, sachez que nous poursuivons nos efforts pour la création d’un Forum de l’industrie de la construction où se retrouvent les principaux groupes patronaux. Les membres de ce Forum se sont réunis pour la deuxième fois en juillet dernier et les discussions pour mener notre industrie vers un virage technologique important vont bon train.

En terminant, je vous invite à vous inscrire en grand nombre à la tournée sur la pénurie de la main-d’oeuvre de l’automne prochain. Il s’agit d’une occasion unique pour venir préparer votre avenir et partager vos préoccupations face à cet enjeu d’importance.

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