Avoir le courage de ses convictions

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Mélanie Laurin, monteuse d'acierAcier Charron
Monteuse d’acier chez Acier Charron depuis maintenant un an, Mélanie Laurin éprouve une grande fierté à faire ce métier, qui gagnerait à être mieux connu chez les femmes, selon elle. Fonceuse et énergique, Mélanie rêvait de travailler dans le milieu de la construction depuis son plus jeune âge.

Enfant, Mélanie aimait regarder son père faire des rénovations. Quand elle lui a partagé son intérêt pour la construction, il ne l’a pas encouragée vers cette voie, car il appréhendait les railleries possibles dans ce milieu d’hommes. Elle choisit donc d’intégrer le réseau de la santé et devient infirmière auxiliaire. Ce détour fut bref en raison du stress et de la pression constante de ce travail. Après une pause pour prendre le temps de réfléchir à sa carrière, Mélanie décide de s’inscrire à un diplôme d'études professionnelles en soudage-montage. « Je ne regrette pas mon choix. J’ai développé une véritable passion pour la soudure. Je suis toujours étonnée de la variété de choses que nous pouvons concevoir avec le métal. Tout est dans la finition et dans le détail. »

S'accomplir dans son métier

Après avoir complété ses études, elle travaille pendant deux ans dans des usines comme soudeuse. « J’ai changé souvent d’emploi les premières années. Je souhaitais gagner un meilleur salaire et je trouvais injuste de recevoir une rémunération moindre que celle d’un homme avec la même expérience et la même formation que moi », explique-t-elle.

Mélanie est ravie lorsque l’opportunité d’occuper un poste de monteur d’acier chez Acier Charron, une entreprise familiale de Boisbriand, s’est présentée. « Je n’ai que du positif à dire sur mon emploi actuel. Je n’ai plus à me battre pour obtenir un salaire équitable et je n’ai vécu aucune injustice depuis mon arrivée. J’aime travailler en équipe et ici chaque journée est différente. Je me découvre des forces insoupçonnées. Je suis fière de pouvoir briller et exercer pleinement mes aptitudes dans le cadre de mon travail. »

Bien accueillie, Mélanie s’est toujours sentie respectée par ses collègues masculins. « Je n’ai jamais subi de l’intimidation ou reçu de commentaires désobligeants de la part des gars. Je me suis vite rendue compte que j’étais capable d’accomplir les mêmes tâches que mes coéquipiers. On se complète bien. Nos forces et nos faiblesses ne sont pas les mêmes. À l’occasion, je leur apprends même quelque chose de nouveau. Je m’arrange pour me rendre indispensable ! », continue-t-elle.

Garder la tête haute

Mélanie est convaincue que les femmes ont leur place en construction, mais elles doivent être prêtes, à son avis, à se prouver constamment. « J’encourage les femmes à travailler dans l’industrie de la construction.

C’est un milieu plus accessible qu’on le croit et on y gagne bien notre vie. » Malgré tout, Mélanie reconnaît que ce n’est pas toujours facile pour une femme de prendre sa place en construction.

Pour conclure, qu’est-ce que cela prend, selon elle, pour qu’une femme réussisse dans la construction ? « Il faut avoir du courage, croire en soi et reconnaître ses forces et ses faiblesses. J’ai du caractère, mais ce trait de personnalité n’est pas donné à toutes les filles. Je crois fermement que chaque femme mérite de se faire accepter telle qu’elle est. »

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