Innover ou mourir

Innover ou mourir
Jean-Francois Arbour
Jean-Francois Arbour
Chroniqueur actualités

Le 23 avril dernier, l’Association de la construction du Québec (ACQ) a tenu par téléconférence son assemblée générale annuelle au cours de laquelle M. Jean-François Arbour a été élu président du conseil d’administration. Il signe ici son premier éditorial.

À titre de nouveau président du conseil d’administration, permettez-moi d’abord de remercier les membres de l’Association pour leur confiance et de remercier mon prédécesseur, Francis Roy, pour son dévouement à notre industrie. J’entends poursuivre avec la même rigueur la défense et la promotion des intérêts des entrepreneurs en construction du Québec.

Par ailleurs, je ne peux passer sous silence le contexte de pandémie qui nous a forcés à suspendre nos chantiers pendant plus d’un mois. Avec la mise en application des mesures inscrites au Guide COVID-19 – Chantiers de construction de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), notre niveau de production a passablement ralenti. Or, le niveau de productivité de notre industrie était déjà parmi les plus bas de tous les secteurs de l’économie.

Cette situation est d’autant plus complexe dans un contexte où les problèmes de pénurie de main-d’oeuvre sont toujours d’actualité. Il manque 20 000 travailleurs sur nos chantiers de construction. Sachant que le gouvernement compte, entre autres, sur notre industrie pour assurer la relance économique du Québec, que pouvons-nous faire ?

Devant ce nouveau paradigme, nous devrons donc nous adapter aux changements découlant de cette crise sans précédent. Nous ne pourrons pas bâtir le Québec de demain avec les mêmes méthodes que nous utilisions hier. Nous n’aurons d’autres choix que de revoir nos priorités et nos façons de construire. En fait, par la force des choses, nous sommes déjà en train de changer nos pratiques. La réorganisation du travail que nous effectuons en ce moment, notamment avec le télétravail, en est une belle preuve.

À mon avis, une partie de la solution se trouve dans les nouvelles technologies. Au moment de l’adoption de notre plan stratégique, il y a deux ans, nous avons inclus le virage technologique parmi nos priorités en nous disant que ce serait intéressant d’amener notre industrie à un autre niveau, que ce serait bien de faire les choses autrement. Mais aujourd’hui, devant le fait accompli, nous devons agir. Le temps joue contre nous, nous nous devons d’innover. J’en fais ma priorité.

Ainsi, j’invite tous nos membres et les partenaires de l’industrie, que ce soit les donneurs d’ouvrage, les fournisseurs, les associations patronales, mais aussi les travailleurs et leur association syndicale respective pour qu’ensemble nous puissions innover et améliorer nos pratiques afin d’assurer la reprise économique du Québec.

Au cours des dernières années, je me suis impliqué dans différentes organisations de notre belle industrie avec cette volonté d’innover et de penser en dehors de la boîte. L’industrie m’apporte beaucoup personnellement et je compte bien lui redonner par mon implication. Je vous invite tous aussi à le faire à votre façon.

Ceci étant dit, je ne suis pas seul dans cette belle aventure. Je suis heureux et privilégié de pouvoir compter sur une équipe renouvelée, tant au conseil d’administration qu’au conseil exécutif. Tous ces gens ont à coeur la mission de l’ACQ et les intérêts de notre industrie. Soyez donc assurés que nous poursuivrons nos efforts pour que l’ACQ demeure un leader important de notre industrie.

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