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BRANCHÉ SUR LA CONSTRUCTION
Lundi 21 janvier 2019

La bonne densité du polystyrène

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Côté toiture, celles à membrane protégée ou inversée ont toujours la cote. Cette membrane est placée sous l'isolant plutôt qu'au-dessus. Cette approche requiert un logiciel pour calculer la bonne résistance en compression d'une surface investie. Cela est notamment vrai en ce qui a trait aux toitures de stationnements souterrains sur lesquelles seront construits d'autres stationnements extérieurs pavés d'asphalte. Ceux-ci devront pouvoir supporter le passage des véhicules lourds. Sur un toit de ce genre, seuls les panneaux en polystyrène extrudé de type 4 (norme CAN/ULCS 701) sont recommandés.

Au sol, ces mêmes polystyrènes extrudés ont augmenté en nombre au fil du temps. Il n'en existait que deux ou trois sortes dans les années 1960, alors qu'aujourd'hui, une panoplie de produits beaucoup plus performants sont désormais disponibles sur le marché. « Leur résistance thermique, à la compression, à la traction et à l'absorption de l'eau s'est grandement améliorée, plus particulièrement sous les dalles de sous-sols », indique Guy Titley, ingénieur Service technique pour les matériaux de construction chez Dow Chemical. Dans un contexte de bonification des normes touchant l'isolation souterraine des fondations, ces matériaux d'une qualité supérieure prennent tout leur sens. Actuellement, l'isolation entière sous une dalle commande un facteur isolant de RSI-0.9, ou RSI-1.3 sur une hauteur de 1,5 mètre au périmètre intérieur. Cette mesure pourrait éventuellement être majorée à 2,5 mètres, voire sur toute la hauteur d'une fondation souterraine. Dans le cas d'une dalle chauffante, la valeur isolante doit atteindre RSI-1.7.

« Jusqu'à un mètre et demi dans le sol, cette isolation est justifiée, car il subsiste un écart important entre la température extérieure et intérieure, précise Laurier Nichols. La différence tend à diminuer par la suite. Plus on descend, plus la température se réchauffe pour finalement atteindre un écart uniforme », ajoute-t-il. Quoi qu'il en soit, des fondations mal isolées favoriseront, l'hiver, une pénétration du froid par conduction, ce qui affectera les dalles situées au niveau du rez-de-chaussée. Un déficit d'isolation dans les murs risque d'entraîner le même phénomène. D'ici une quinzaine d'années, l'objectif consistera à construire des immeubles qui produiront plus d'énergie qu'ils en consomment. « Pour y parvenir, il faut s'attaquer au pont thermique que représente le béton des fondations », précise Salvatore Ciarlo.

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