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L’ACQ face aux défis de l’industrie : entretien avec son président, Éric Fraser

Association de la construction du Québec
Actualités de la construction

Réélu pour une troisième année consécutive à la présidence de l’ACQ, Éric Fraser amorce ce mandat dans un contexte où l’industrie de la construction fait face à des défis majeurs : hausse des coûts, pression sur la productivité, rareté de la main-d’œuvre et besoin de modernisation réglementaire. Dans ce contexte, Éric Fraser s’est prononcé sur les enjeux auxquels l’industrie fait face.

Quelles seront vos principales priorités cette année à la présidence de l’ACQ et quel rôle doit-elle jouer dans l’évolution de l’industrie?

É.F : Ma priorité cette année est de poursuivre le travail amorcé au cours des dernières années afin que l’ACQ demeure un partenaire de premier plan pour les entrepreneurs du Québec. Notre industrie traverse une période exigeante et les défis sont nombreux. On le voit tous les jours sur le terrain : les coûts de construction continuent d’augmenter, les échéanciers sont plus difficiles à prévoir et la pression est forte sur la productivité.

Dans ce contexte, l’ACQ doit être présente et à l’écoute de ses membres. Notre rôle est d’accompagner les entrepreneurs, de leur fournir les outils dont ils ont besoin, mais aussi de faire entendre leur réalité auprès des décideurs. Pour la question d’allègement réglementaire ou des enjeux qui freinent la réalisation des projets, nous devons être capables d’apporter des solutions concrètes.

Avec les élections qui approchent, c’est d’autant plus important. L’industrie de la construction a un rôle essentiel à jouer dans le développement du Québec et les entrepreneurs ont une expertise qu’il faut mettre à contribution. L’ACQ doit continuer d’être une voix crédible et proactive, capable de rassembler les acteurs de l’industrie et de faire avancer les dossiers qui comptent réellement pour nos membres.

La hausse des coûts de construction occupe une place importante dans l’actualité. Dans quelle mesure cet enjeu influence-t-il vos décisions, tant comme entrepreneur que comme président de l’ACQ?

É. F : Comme entrepreneur, je vois très concrètement les effets de la hausse des coûts sur les projets. Chaque décision demande davantage de planification et la moindre incertitude peut avoir un impact important sur les échéanciers et les budgets. C’est une réalité que plusieurs entrepreneurs vivent actuellement.

Comme président de l’ACQ, cette situation me conforte dans l’importance de défendre des mesures qui favorisent une meilleure prévisibilité et un environnement plus propice à la réalisation des projets. On le constate, malgré l’ampleur du Plan québécois des infrastructures, le nombre d’appels d’offres continue de diminuer.

Notre industrie est prête à livrer les projets dont le Québec a besoin, mais cela exige des conditions qui permettent aux entrepreneurs de travailler efficacement. L’allègement réglementaire, la prévisibilité et le maintien de nos infrastructures doivent faire partie de la solution.

Qu’est-ce qui nourrit votre engagement à défendre les intérêts des entrepreneurs à l’échelle du Québec?

É.F : C’est d’abord ma passion pour cette industrie. J’y évolue depuis plus de 30 ans et je continue d’être animé par les défis qu’elle nous présente. La construction est un secteur où l’on apprend constamment, où chaque projet est différent et où les possibilités de parcours sont nombreuses.

Ce qui me motive également, c’est de contribuer à faire reconnaître le rôle essentiel des entrepreneurs dans le développement du Québec. À travers l’ACQ, nous avons l’occasion de nous rassembler, d’échanger et de faire avancer des enjeux qui touchent l’ensemble de notre industrie. La force du réseau est l’un de nos plus grands atouts, et c’est ensemble que nous faisons grandir l’organisation.

Quel héritage souhaitez-vous laisser à l’issue de cette troisième année à la présidence de l’ACQ?

É.F : J’aimerais laisser une organisation solide, mobilisée et tournée vers l’avenir. Au cours des dernières années, nous avons travaillé à renforcer la place de l’ACQ au sein de l’industrie et je souhaite que cette évolution se poursuive.

Je crois que nous avons tout à gagner à travailler davantage en réseau et à miser sur l’innovation pour relever les défis qui nous attendent. Mon souhait est que l’ACQ continue d’être reconnue pour son expertise, sa crédibilité et sa capacité à proposer des solutions concrètes pour faire progresser l’industrie.

Sur le plan personnel, mon engagement envers l’ACQ ne s’arrêtera pas avec la fin de ce mandat. Après plus de 20 ans d’implication au sein de l’ACQ, je compte continuer à contribuer à son développement et à celui de l’industrie.