Des formations adaptées aux régions

Des formations adaptées aux régions
Alexandre Millette
Alexandre Millette
Chroniqueur Relations du travail

Il est établi dans l’industrie que la main-d’œuvre diplômée est plus compétente et présente un taux d’abandon beaucoup plus faible que la main-d’œuvre non diplômée.

Présentement, la majorité des programmes de formations initiales sont offerts dans les grands centres urbains, ce qui crée des problématiques de main-d’œuvre qualifiée dans les régions où l’implantation de nouveaux programmes temporaires dans les centres de formations professionnelles est très onéreuse et complexe.

En début d’année, l’ACQ a transmis des recommandations au ministère des Finances pour aider les centres de services scolaires dans le financement de l’implantation des cartes d’enseignement temporaires dans les régions. En fait, l’idée serait que le gouvernement puisse financer l’implantation d’un programme avec des ententes et d’avoir les équipements mobiles pour rentabiliser son investissement avec d’autres implantations dans les régions en demande. Cette initiative permettrait d’avoir un projet gagnant pour le taux de diplomation régionale en plus d’offrir une variété de programmes temporaires dans les régions où un taux de rentabilité serait plus que satisfaisant.

De plus, la crise sanitaire qui sévit depuis plus d’un an causant la fermeture de plusieurs secteurs économiques au Québec oblige certaines personnes à se réorienter vers des secteurs où la demande ne fait qu’augmenter tel que les sciences technologiques, le domaine de la santé et l’industrie de la construction. Des opportunités que le réseau scolaire doit absolument saisir en étant plus flexible. À titre d’exemples, les centres de formations professionnelles qui lanceraient des cohortes de soirs et de fins de semaine pour permettre aux personnes en réorientation de carrière de concilier le travail et les études pourraient en trouver des bénéfices intéressants.

Également, selon notre analyse, l’offre est insuffisante au niveau des reconnaissances des acquis dans notre industrie pour certains métiers, dans certaines régions. Cet autre moyen serait très efficace pour les centres de formation professionnelle afin d’attirer la main-d’œuvre de demain qui détient déjà une expérience dans des domaines connexes à l’industrie de la construction.

Enfin, l’ACQ a développé des fiches de qualification pour quantifier les demandes par métier et par région. Cet outil va permettre aux centres de services scolaires d’identifier les besoins des prochaines années et d’adapter leurs offres de formation en conséquence. Ces fiches sont disponibles sur le site Web de l’ACQ.

L’ACQ continue de déployer tous les efforts possibles pour affronter les défis de main-d’œuvre des années à venir et permettre de bâtir encore mieux notre Québec de demain.

 
 Régions Nombres de programmes offerts (possibilité de 24 métiers) Programmes offert dans la région en  pourcentage ( %) Promgrammes offrant la reconnaissance des acquis (RAC) (RAC/nombre programmes offerts région) Programmes offrant la RAC en pourcentage (%)
 Montréal 22/24 92 % 19/22 86 %
 Québec 18/24 75 % 13/18 72 %
 Outaouais 8/24 33 % 4/8 50 %
 Nord-Ouest 4/24 17 % 3/4 75 %
 Saguenay-Lac-St-Jean 9/24 38 % 9/9 100 %
Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 6/24 25 % 2/6 33 %
Trois-Rivières 9/24 38 % 4/9 44 %
Estrie 6/24 25 % 6/6 100 %
Côte-Nord 4/24 17 % 3/4 75 %
Total      63/86  73 %

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